Artglodyte Blog


HillTribs (tribus des collines)

Avant même d’arriver en Thaïlande, le désir de renconter les Hilltribes nous animait.
  Rejetés du Tibet, de Chine ou de Birmanie pour des raisons politiques, ces populations d’ artisans et de cultivateurs sont aussi patrimoine de l’humanité.
Leurs regards touchent, à la fois soumis et farouches…

Lorsque nous arrivons dans les village Akkas, nous sommes heureusement introduits par Sue , (voir art. terres du nord) pour le premier et « Mirror foundation » pour le second.

En effet la perspective d’y venir en car de touristes, ( tous armés du « Canon » dernier cri, ils mitraillent allègrement et repartent ravis comme après la visite d’un Zoo) ne nous enchantait guère.DSC05554
Premier village, un dimanche matin, Sue nous dit que nous jouerions après la messe.
Les Zazouilles à l’église! trac trac…(Y’en a ti qui tiquent?)DSC05512
Les chants chrétiens et Akkas semblent avoir fusionné, ça swingue comme du Gospel doré à l’or fin!

Avant de mettre costume et maquillage je me glisse sur le parvis et séduite par les rythmes commence à danser; aussitôt une nuée de toutes petites filles apparaît autour de moi et reproduisent consciencieusement chacun des pas que la musique m’inspire :o))
Imaginez l’effet d’une perfusion de pure bonne humeur…
Je file me changer alors qu’ils entonnent un chant sacré sur l’air improbable de « Et j’entends siffler le train » tube yéyé des années soixante (surprenant).
Après la messe nous « Zazouillons » donc dans l’église, mon clown grimpe au rideau et celui de Zaz meurt et ressuscite sous l’oeil attendri du doux Jesus.
De l’ arrière grand-mère édentée au petit gars aux mirettes écarquillées, hommes et femmes du village entier nous font la grâce de se reconnaître dans l’histoire dont on leur fait don.IMG_3119IMG_3127
Tous les âges rient des émotions partagées, ces coquines qui traversent les temps et les genres sans prendre une ride on dirait.
Un mois plus tard, l’équipe de « mirror » nous offre de jouer pour 2000 Hilltribs lors de la fête nationale des enfants et nous improvisons alors pas moins de quatre heures d’affilée!
A l’heure où je vous parle on s’en remet à peine…
Merci à eux d’exister, à ZIA pour les photos et  merci à vous de nous lire.
Après demain direction le Cambodge…IMG_3088



Terres du nord

Avec un mois de décalage horaire…

Ayui foundation

Ayui foundation

C’est un peu avant Noël que nous sommes  la première fois à Chiang Raï. (Thaïlande du nord) .

 D’ abord,  il y a cette femme exceptionelle SUE MILNE créatrice de  l’ Ayui fondation où une trentaine d’ ados des « Hilltribs » malmenés par la vie sont accueillis et vivent  en AUTO-GESTION. Un  couple de Thaïs les enveloppe d’un œil bienveillants . Une chance est donné à tous, ça sent le respect et la reconnaissance. On a partagé leur quotidien quelques jours, BLEW OUR MIND WITH JOY!

Croyez nous on en a pris de la graine:
Ces bouts de choux  vivent ensemble, jouent, étudient, rangent, lavent, font leurs repas.  (Pure delicious thaï style)…et même jardinent,  ils font tourner le tableau des tâches et  leur  appétit d’ apprendre est insatiable:
Je leur chante « The river »,  le lendemain ils la connaissent tous.
 Esquisses de Hip hop avec James (jeune bénévole Australo-chinois),  jeux de rythmes avec Zia, et  le  Zazou dont chaque action déclenche des cascades de rires…
 Les enfants nous dansent les gestes de leur tribus et tissent les couleurs de leur vœux sur des toiles rouges et noires…

Sue, belle maman d’adoption souhaite aussi qu’ils gardent la mémoire de leurs ancêtres.
Tout va si vite pour nous les funambules, le fil tendu des rires et des larmes nous trouve frémissants dans les matinées limpides d’une ville qui m’évoque de loin une Bretagne dorée des terres intérieures. Piste du nord des tropiques, ce fil tendu devient gros et rond comme une rivière qui nous porte et nous rapportera à la mer en passant par la magie des sources chaudes…



Myamar miaoo

Et voilà la Birmanie.  Trois petites mûles (nous) un brin paumés, chargées à bloc, vagabondent dans toute cette  « nouveauté » poussiéreuse, .

Conférence, le mirroir est toute ouïe!

On finit par dormir avec un coq coincé en contre ut  toutes  les 10 secondes dès 4 heures du mat,  dans le placard de l’hôtel :o()
Un autochtone aux baskets trouées nous guide gracieusement, refusant catégoriquement toute aumône de notre part, il nous initie aux mystères de Tashilek, ville frontière où nous nous trouvons.

Inspiré par nos aventures  il nous emmène dans deux petits orphelinats.
Face à la joie éclatante de ces enfants qui rencontrent nos clowns, on est tous les trois ( Zia la loupiote adhère grave aussi!)  bouleversés. IMG_2635IMG_2655

On comprend surtout aujourd’hui pourquoi on s’est fabriqué des nez!
On a fait rire des petits êtres qui en ont ben besoin et  dans la ville d’autres viennent nous apprendre à jouer à la toupie et à dire merci en Birman.IMG_2499

On visite des temples immenses, il y a beaucoup de travail de construction et de la crainte mêlée de curiosité avenante dans les regards de ce peuple qui essaie de sortir de plus de cinquante ans de dictature.
Prochain RV Ayui kid’s foundation à Chiangraï… bande de merveilles!!!



Paï! aïe wouah :oo

ME

Force

Force

Paï city c’est petit, joli, et bondé. Marché aux puces coloré pour des milliers de chinois entre autres, un propriétaire autrichien se demande même qui habite la France en ce moment tant ils se trouvent (ou se cherchent) aussi à Paï!
 On se sent serrés, quelques dures nouvelles nous affligent, notre trio est confronté à des remous intérieurs dignes des grands cataclysmes. Ce vieux singe ridé plaqué au mur est l’exacte manifestation d’un ressenti récurant !
 De vieux bobos affleurent, se révèlent, on pleure, cherche la guérison, et en trouve finalement de gros morceaux à digérer…

paï circus school

paï circus school

Soulagement et pain sur la planche à l’horizon de nos futurs, le rire revient, comme l’DSC05135orage perçant des abcès cachés.
 RDV à Paï circus school pour leur un an d’existence, malgré la mafia locale ils tiennent bons et invitent les Zazouilles. Jouer libère, régénère, surprend.
S’offre également à nous une immense respiration chez Mana’s Open Mind centre:
 Plein d’espace pour répéter et le troisième oeil rafraichissant d’un homme d’expérience qui nous livre de précieux conseils  pour mieux vivre le temps des transitions, dans nos clowns comme dans la vie.
 On veut toujours arriver trop vite, quoi qu’on fasse et où qu’on aille…
Ce serait chouette d’être capable de toujours percevoir la valeur du temps dans l’instant, mais l’esprit humain est un vagabond nostalgique, fantasque presque incorrigible et qui se la raconte grave! Ils sont encore bien fugaces les espaces où il se laisse apprivoiser et livrer, enfin,  une seconde…d’éternité.
Une rose et une noire, c’est  la couleur de nos vespas et on explore hotsprings, waterfalls, elephants camps, sur des routes bordées d’arbres en fleurs.
Les yeux du coeur ouverts, la beauté sait toujours reprendre le pas sur les douleurs articulaires de l’âme et du corps :o)
Nos visas expirent, deux mois déjà, en route pour Myamar où la frontière recemment ré-ouverte nous permettra de les renouveller et révéler une nouvelle dimension du périple…
A suivre…



Les clowns à la ville (Chiang-Maï)

IMG_2315MaïIMG_2423Mi-novembre: Nouvelle entrée dans la peau des nouveau nez à Chiang Maï, ville du nord mouvementée, belle et polluée, la fête des lumière bat son plein. Loy Kratong…
Fleurs délicates qui voguent  sur la rivière, pétards casse tête, lanternes par milliers envoyées au ciel pour demander  pardon. Pardon pour les vanités, les voitures en paquets, les désirs insatiables, les toucs toucs fous fous , le temple consumériste du « night market », les touristes ahuris, stupéfaits et puis si vite  blasés bien qu’ils bouffent tout en échange de la bath 5 fois plus faible que l’euro.

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  Les Bouddhas pleurent  le tourment des ëtres soumis aux moustiques, aux coliques, à l’illusion du bon marché et du poulet grillé par milliard pour satisfaire les ventres avides.

Une grande ville est souvent magistrale et cruelle.
Ici les émotions  jouent à cache cache dans les temples de métal frappé.
Et les épices arrachent les vœux dévissés de nos illusions de sourire et de vie facile.
DSC07457Les Zazouilles sont invités dans un joli bar ultra  bruyant, sur 50 personnes 10 nous suivent, les autres boivent fument et s’en tapent…
On nous coupe l’élec avant la fin, on joue dans le noir,:o( , on tient jusqu’au bout.Un musicien Thaï qui n’a pas eu peur de notre étrangeté dans le contexte, pleure en nous remerciant…

DSC04861Éreintés nous sommes, mais l’indifférence de la majorité ne nous a pas découragé ni empêché de donner le meilleur de notre sueur… 

Prochaine destination: Paï



Clown’s apparition :o))

Début novembre y a eu:

Maggie’s home-stay, Prachuap Khiri Khan
La mer était omniprésente  juste derrière la rue
ses danseuses écumantes  bondissant sur le muret.
Pourquoi fait on ça?

prépa, trac

prépa, trac

Pourquoi mettre des nez ronds et prendre ce risque chaque fois renouvelé,
le risque de la chute, de la nullité ou pire d’être incompris??
Peut être parce que vaincre nos peurs et prendre un peu l’égo de vitesse  a quelque chose de jubilatoire.

 Entendre rire,  provoquer des émotions déclenche  un rêve d’unité, de fond commun à tous, comme un petit exorcisme universel.
Quelques gouttes  nous tombent dessus, si la mousson refait une sortie, on est bons à essorer, ce sont des trombes quand il pleut ici!
Comme par miracle les nuages s’écartent…IMG_5704DSC00990

  La fête peut commencer,  chanter ensemble,  se    détendre le cœur,  rire et pleurer de la folie humaine et surtout, surtout pas, se prendre au sérieux.
On sue, on s’envole et cette fois c’est réussi, on aime, on est aimés, on nous en redemande, la grâce nous enlace, grande chance, tout est à sa place.
Alors on re- déménage, c’est une des lois du voyage…



Les zazouilles in Thaïlande

Atterrissage de Zazouïe

La première a lieu au festival fantastique des amis Cousin, à Martigné-briand, à 10 bornes des troglos…
Le programme complet est sur ce lien et nous (les zazouïes) on joue dimanche 23 juin à 19h00 on vous y attend…



Le printemps aux troglos, c’est le 13 mai!

Des verriers et leurs passages de lumière, des métalliers et leurs soudures, des céramistes et leurs terres cuites sur place, du feutre, de la soie, du cuir et peut-être même de la forge.

Petites pièces et grandes sculptures vont voir le jour pendant cette semaine sur notre site.

La cuisson céramique primitive c’est seulement Lundi 13 mai avec GiGi dès le matin si la poterie éclair vous tente!

Vous voulez vous initier au bronze avec Madou? Participer à une cuisson de céramique dans un four papier avec Céline? Découvrir le feutre avec Mathilde? Créer un  vitrail avec Manoocha?

Contactez nous dans les rubriques « artisans nomades » (en haut à gauche de cette page) pour plus d’images et d’infos.

ou demandez Manoocha au 02 41 45 59 71 du 11 au 27 mai .



Des grâces et des news

 Une petite publication pour tout d’abord remercier  ceux qui sont venus le 12 janvier dernier,  le diaporama que Dam’s a réalisé pour l’occasion est visible sur le blog de Troglobal.

Si vous ne l’aviez pas déjà remarqué  Artglodyte et Troglobal sont intimement  liés et vont, dans les mois qui viennent, continuer à unir leurs efforts pour l’épanouissement du site.

Troglobal jusqu’alors « simple » collectif devient également une association dont les buts seront de : « Sauvegarder, développer et promouvoir le activités culturelles, sociales et nomades sises à « Le Tertre de La Rue » 49320 Grézillé. »

Artglodyte, elle, va restructurer ce site internet afin que des pages en fixe rendent compte des activités des artisans et artistes présents: Madou Sculpeur Fondeur (et maintenant nouveau secrétaire de l’asso,)  Denis le forgeron d’art, Céline potière et céramiste, Zaz à la taille de pierre bien sûr, Manoocha musique et vitrail, et d’autres amis (Pako, Mathilde, Julie, Jérémy, Delphine, Dam’s, Gwen, Joachim, Fabou, Lilicoptère, Vince, Gersende, Davee, Dymitri, Guillaume…)  dont les talents si pluriels seront je l’espère de plus en plus visibles au plus grand nombre.

Les buts d’ Artglodyte sont toujours la restauration du patrimoine et des activités artistiques et artisanales.(métiers anciens également).

Ci dessous j’ai enfin compris comment placer mes diaporamas sur ce blog! donc pour se colorer les yeux et profiter  de mes réflexions musicales sur le vitrail, vous pouvez visionner ceci:

Merci à vous et à bientôt




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